Design durable, écologique et responsable

DESIGN DURABLE


DESIGN DURABLE
ET ÉCOLOGIQUE

Par Mélina Gazsi

Le design responsable convoque plus que jamais designers et consommateurs[cite: 1]. Une prise de conscience et un enjeu qui s’inscrivent dans une économie circulaire devenue essentielle[cite: 3, 7].

Le design durable repose sur des principes fondamentaux : créer des produits qui durent, favoriser le désassemblage pour le recyclage, et concevoir des objets dans une logique de réutilisation et de réduction de l’impact environnemental[cite: 2]. Cela s’inscrit pleinement dans une économie circulaire, où les matériaux sont réutilisés, réparés ou recyclés, et où la durabilité prime sur la consommation excessive[cite: 3].

Le rôle clé des consommateurs

Si les concepteurs des objets sont au cœur de cet enjeu d’envergure, les consommateurs ne le sont pas moins[cite: 4]. Car dans un contexte où l’environnement devient une préoccupation centrale, le design responsable est en devoir d’offrir des solutions à la fois esthétiques, fonctionnelles et écologiques[cite: 5]. Les consommateurs, en choisissant des produits durables, apportent un soutien inégalable à l’économie circulaire et participent activement à la préservation de notre planète[cite: 6].

Une conscience écologique historique

Le design durable est une prise de conscience et un enjeu qui ne datent pas d’hier[cite: 7]. Si aujourd’hui, il y a urgence, la question n’est hélas pas si nouvelle, et remonte à la fin du 19e siècle[cite: 10]. Déjà l’architecte britannique William Morris (1834-1896), fondateur du mouvement Arts and Crafts, militait pour réussir « avec les arts décoratifs » à juguler « les effets néfastes sur l’environnement naturel et domestique que la révolution industrielle a générés »[cite: 11]. Il appelait notamment à « créer une meilleure société à partir de la production matérielle d’objets »[cite: 12].

Au 20e siècle, dans les années 70, le designer austro-américain Victor Papanek ne disait pas autre chose : « En tant que designers socialement et moralement engagés, nous devons répondre aux besoins d’un monde qui est au pied du mur »[cite: 13]. Il ne prenait pas de pincettes pour alerter et affirmer haut et fort que : « L’horloge de l’humanité marque toujours minuit moins une »[cite: 14]. Son livre précurseur paru en 1971, Design pour un monde réel, n’est pas seulement un classique de l’histoire du design, c’est un livre-manifeste pour un design politique et écologique[cite: 15, 16]. C’est ce même cri d’alerte que Geneviève Gallot réédite dans un ouvrage publié en 2020 : 70 designers pour un monde durable[cite: 17].

Le cadre européen et l’éco-conception

Du nouveau pour l’Éco-conception du côté de l’Europe[cite: 20]. Depuis avril 2024, un nouveau règlement sur l’éco-conception (ESPR) a été adopté par le Parlement européen pour encadrer la durabilité, le contenu recyclé et la recyclabilité[cite: 20]. L’Union européenne, dans le cadre du Green Deal, souhaite rendre les produits sur le marché européen plus durables, notamment en facilitant leur réparation, réutilisation et recyclabilité[cite: 20].

Dans ce cadre, il est également prévu la mise en place d’un passeport numérique des produits (DPP) à compter de 2027 pour les produits électroniques et les produits textiles[cite: 20]. Ce passeport numérique donnera un accès instantané aux informations sur la durabilité des produits, telles que la composition, l’origine des matériaux, les possibilités de réparations, ou encore le traitement en fin de vie et la performance environnementale[cite: 20].

Partagez cette page
Aucun commentaire

Publier un commentaire