23 Fév Les sièges du Métro
LE DESIGN DANS LES VILLES
LES SIÈGES DU
MÉTRO PARISIEN
Depuis 1973, les célèbres sièges coque en tôle émaillée ponctuent les stations parisiennes. Une véritable révolution esthétique et sociétale signée Paul Andreu et Joseph-André Motte. [cite: 3, 9]

Chaque parisien et chaque touriste visitant la capitale française s’est assis au moins une fois dans ces fameux sièges coque colorés[cite: 3]. Conçus dès 1973 par l’architecte Paul Andreu et le designer Joseph-André Motte, ils venaient remplacer les banquettes en bois qui ne répondaient plus aux normes contre les risques d’incendie[cite: 3].
Le style Andreu-Motte
Entre 1974 et 1984, une centaine de stations du réseau métropolitain sont décorées dans ce style novateur[cite: 6]. Des couleurs vives, tranchant sur le fond blanc des stations, sont appliquées aux banquettes, bandeaux lumineux et sièges, aidant ainsi les usagers à se repérer plus facilement[cite: 6]. À l’origine, trois teintes dominent : le bleu Motte, le jaune Kepler et l’orange Andreu-Motte, rejoints ensuite par le vert[cite: 7]. Plus tard, des touches spécifiques apparaissent : du rose pour la station Concorde (ligne 1), ou encore du violet pour Concorde (ligne 8), Palais-Royal-Musée du Louvre (ligne 1) et Opéra (ligne 3)[cite: 8].
L’individu au centre du design
Ces sièges coque en tôle émaillée représentent le tout premier exemple de siège individuel dans le métro[cite: 9]. Leur forme a été pensée pour libérer de l’espace tout en assurant un maximum de confort, dans une démarche résolument axée sur le design[cite: 10].
Joseph-André Motte, déjà célèbre pour l’aménagement des aéroports d’Orly et de Roissy CDG [cite: 4, 5], expliquait cette philosophie dans le livre Question(s) design (2010) de Christine Colin : « L’homme d’aujourd’hui n’est plus une poussière humaine dans une multitude informe »[cite: 11]. Pour lui, l’usager est un individu unique qui a besoin d’un siège à lui tout seul[cite: 12, 13, 14, 15]. « On ne peut plus faire asseoir les gens sur des banquettes de bois », affirmait-il[cite: 16].
Toutefois, les perdants de cette évolution ont été les personnes sans-abri[cite: 17]. Pour leur permettre de continuer à dormir dans le métro, les banquettes en ciment sur toute la longueur du quai ont été conservées[cite: 17].
L’évolution avec Ouï-dire
À partir de 1985, l’agence d’architecture Ouï-dire prend le relais pour l’aménagement de 27 stations[cite: 19]. Poursuivant l’idée des stations blanches, elle introduit des assises individualisées séparées par des accoudoirs en forme de faux inversée, ainsi que les emblématiques sièges « assis-debout »[cite: 20].
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